1 million de litres
Le plus grand tonneau du monde a été construit en
1950 dans les chais de Byrrh, à Thuir, au pied des Pyrénées.
Il contient plus d’un million de litres.
***
Du Cahors à la messe, et à Lagrezette
En épousant Henri II d'Angleterre, Aliénor d'Aquitaine
a contribué à populariser le Cahors. Grâce à
elle, ce vin surnommé 'black wine' en raison de sa couleur
foncée, a conquis l'Angleterre et la Russie. Sous l'influence
de Pierre Le Grand, l'église orthodoxe russe acclimata le
cépage du Cahors en Crimée puis l’adopta comme
vin de messe.
Depuis quelques temps, le 'black wine' est devenu pâle wine
sur les linéaires de la grande distrib, une appellation maltraitée,
voire galvaudée, excepté quelques propriétés
sublimes (Le Cèdre, Lamartine). Ou le Château Lagrezette
(splendide) d’Alain-Dominique Perrin (Cartier) : impeccable
tenue du vignoble, bonne odeur de cave, propreté méticuleuse,
chais pharaoniques et vins en amélioration constante. Dégustation
en AOC Cahors (15/05/03) :
- Fleur de Grezette 2000 ***/* - Fruité et gourmand
- Hauts de Cantelauze 1999 ***/* - Classique et moderne à
la fois
- Expression de Grezette 2000 **** - Tout en velours et suavité
- Expression de Grezette 1998 *** - Nez austère, bouche plus
parlante
- Castel Montplaisir 1998 *** - Plus traditionnel dans le style
- Chevaliers Lagrezette 1997 **** - Velouté, frais, ensorceleur
- Chevaliers Lagrezette 1998 ***/* - Du volume mais reste encore
un peu végétal
- Chevaliers Lagrezette 1999 **** - Elégant et complexe
- Château Lagrezette 2000 ****/* - Tout est là
- Dame d'Honneur 2001 ****/* - Superbe et généreux
- Le Pigeonnier 2001 ***** - On en tremble encore !
- Cuvée Dame d'Honneur 1999 ****/*. Sur du foie frais
***
Nouveau monde, ancienne tradition
Dans le “ Nouveau Monde ” la tradition viticole n’est
pas si récente que ça ! C'est Hernan Cortès
qui y a introduit le vin dès 1520. Les missionnaires avaient
besoin de vin de messe et les conquistadores, prévoyants,
embarquaient des plants de vignes dans leur caravelle. Au Mexique,
Cortès a imposé à ses colons de planter au
moins une vigne par famille.
***
Melon
Bien adapté aux vins blancs secs, le melon de Bourgogne,
comme son nom ne l’indique pas (rien à voir avec le
melon de table), est le seul cépage autorisé pour
le muscadet du pays nantais dans ses diverses appellations.
***
Vin et chocolat
A part les rouges fortifiés à caractère oxydatif
comme le Banyuls ou le Maury, souvent proposés à l’occasion
de leur mariage, vin et chocolat ne font généralement
pas bon ménage. Comment faire preuve d’originalité
sans être à côté de la “ plaque
” ?
Propositions de 16 accords vin/chocolat (JM Deluc de ChateauOnline)
:
- Bouchées au chocolat au lait noisette : Vin de paille du
Jura ou liqueur d'Amaretto
- Brownies chocolat amandes : Vieille Carthagène, Madère
Malmsey
- Charlotte chocolat noisettes : Maury réserve, Porto Colheita
- Charlotte surprise (Crème au chocolat noir) : Banyuls Gd
Cru Rancio, Malaga Pedro Ximenez
- Croustimoëlleux au chocolat noir : Grand Roussillon Grenache
noir Rancio
- Eclair géant au chocolat : Porto Tawny 30 ans
- Fondant au chocolat et sorbet coco : Vieux Pineau rouge des Charentes
- Glace des Îles (coco, cannelle, chocolat) : Vieux Rhum
- Marbré tricolore (vanille, café, cacao) : Liqueur
de Café Tia Maria ou Kalhua, Armagnac XO
- Mousse au chocolat : café d'Ethiopie, Vieux Cognac, Rivesaltes
Rancio
- Noyer au chocolat : vin de noyer du Périgord, Vieux Rasteau
rouge
- Palets au chocolat : Rivesaltes tuilé hors d'Âge
- Petits pots de crème au chocolat : Jérez Solera
de Pedro Ximenez
- Tagliatelles au chocolat : Marsala rouge Superiore
- Terrine Bayadère au trois chocolats, crème café
: Banyuls vin de méditation
- Coupe Chocolat aux cookies : Vieux Ratafia rouge
Les vins rouges corsés (Madiran, Hermitage, Cahors, Pauillac,
Vosne Romanée) d'un certain âge peuvent également
se marier au chocolat. Le tout est de retrouver dans les vins les
notes de café et de cacao se trouvant dans les desserts à
base de chocolat.
***
Boire souvent, c’est meilleur pour la santé
Selon une récente étude américaine, ce ne
serait pas la nature du breuvage ou la quantité absorbée
qui importe, mais la fréquence de la consommation, à
condition de ne pas dépasser 2 verres / jour. Une enième
étude qui confirme que l’absorption régulière
et modérée de vin réduit le risque de crise
cardiaque.
***
Jetez les cartons
Sortez vos bouteilles des cartons dès que vous les recevez
: l'humidité les ramollit et l’odeur d’humidité
ou de salpêtre peut s'infiltrer dans le vin. Un bon carton
est un carton jeté.
***
Vin et musique
http://www.espritduvin.com/special/Vin-Musique/default.htm
, un site pour l’amateur d'accords, dans tous les sens du
terme.
***
Pschuitt ? Chut !
Chronologiquement, le champagne n'est pas le 1er vin pétillant,
c’est la Blanquette de Limoux.
***
Champagne rosé
Produire du rosé en mélangeant du vin rouge et du
vin blanc est interdit. Sauf en Champagne. Le champagne rosé
est en effet le seul rosé pouvant être produit soit
par saignée, soit par assemblage. Lorsqu'il s'agit d'assemblage
(lors de l'élaboration des cuvées), on coupe du vin
blanc tranquille avec une faible quantité de vin rouge lui
aussi tranquille (les 2 de Champagne esclusivement), la proportion
variant selon les Maisons. Environ 90% des champagnes rosés
sont issus d'assemblage et le reste de saignée, comme certaines
grandes marques, dont Laurent Perrier (qui en fait sa publicité)
ou certains propriétaires.
***
L’âne de Saint-Vincent
Alors que Saint-Vincent devisait avec des vignerons, son âne
s'en alla brouter de jeunes pousses de vigne. A la récolte
suivante, les pieds de vigne broutés donnèrent abondance
de fruits. C'est cette légende poétique qui aurait
fait de Saint-Vincent, martyr espagnol du IIIème siècle,
le Patron des vignerons célébré le 22 janvier.
***
Vinum intra muros
Les vignobles de Haut-Brion et de Pape-Clément
se trouvent à l'intérieur de l'agglomération
bordelaise, dans la commune de Pessac. A Nice, celui de Bellet
s’étend sur 40 ha dans les limites municipales (dont
23 ha pour le Domaine de Crémat qui produit 6000 caisses/an).
Le vin (rouge, rosé, blanc) est difficilement trouvable en
dehors des restaurants de la région.
***
300 ans de tire-bouchon
Le tire-bouchon apparaît au XVIIème, en même
temps que les bouteilles de gros verre ('verre noir'), plus pratiques
pour le transport, à bouchons de liège. Avant l'utilisation
du liège, on bouchait les bouteilles avec des chevilles de
bois entourées de chanvre imprégné d'huile.
***
Disparition du goût de bouchon ?
Un nouveau procédé pourrait faire reculer le “goût
de bouchon”. Le CEA (Commissariat à l'Energie Atomique)
a présenté en mars 2003 le "procédé
diamant", fruit d'une collaboration de 5 ans avec le n°
2 mondial du bouchage, le groupe Sabaté Diosos. Le procédé
éliminerait les molécules organiques responsables
(chloroanisoles et chlorophénoles, ou TCA) grâce au
dioxyde de carbone, un gaz qui, porté au-delà de son
"point critique" (entre liquide et gaz), agit comme un
solvant d'extraction, en conservant au liège ses autres composés
organiques et donc toutes ses propriétés fonctionnelles.
Le liège est placé sur une plaque de métal
trouée dans un panier en inox où est injecté
le CO2 supercritique. Les matières polluantes sont séparées
du liège ainsi “décontaminé”. Sabaté
Diosos qui a investi 1 M¤ dans cette recherche, espère
commercialiser les premiers bouchons traités au 1er semestre
2005 et envisage la construction d'une unité de production
en Espagne. Mais la bataille est loin d'être gagnée.
Certains professionnels, habitués aux annonces de remèdes
miracles (passage du bouchon au micro-onde, lavages spéciaux,
etc.) restent prudents, tels Jean-François Billy (laboratoire
d'analyses oenologiques de Chalon-sur-Saône) : depuis cinq
ans, on nous annonce des inventions nouvelles. Mais jusqu'à
présent on a eu peu de preuves scientifiques de leur efficacité.
Il rappelle que le goût de bouchon peut aussi être provoqué
par des facteurs extérieurs au liège. Moisissures
des cuves et du bois, pollution atmosphérique du chai, ou
encore utilisation de fongicides, - facteurs qui représentent
environ 40% des contaminations (selon étude interne de Sabaté).
JF Billy préconise de renforcer les contrôles qualité
dans les pays producteurs de liège : "produit naturel,
le liège ne peut pas être parfait. Mais il reste un
mythe, c'est peut-être le prix à payer", conclut-il.
Mais de nombreux professionnels se tournent vers le bouchon synthétique
ou la capsule.
***
Vrai et faux goût de bouchon
Si l'on ne s'attache pas à la distinction purement philosophique,
voire sophiste, entre "vrai" et "faux" goût
de bouchon, on se rend compte qu’en majorité il s’agit
de goûts de "moisi". L'altération des vins
par les bouchons est due à la même famille des chloroanisoles.
La mise en évidence d'une fréquence d'altération
élevée (> 30%) est souvent l'indice d'une contamination
extérieure au bouchon. A la différence du "goût
de cave moisie", causé par le 2,3,4,6-tétrachloroanisole
et le pentachloroanisole, le "goût de bouchon typique"
est le plus souvent lié à la présence de 2,4,6-trichloroanisole
molécule minoritaire, voire absente, dans le premier cas.
Cependant, on trouve également des "goûts de bouchons"
imputables au 2,3,4,6-tétrachloroanisole. Seul l'établissement
d'un bilan des quantités de contaminants présents
à la fois dans le vin et dans le bouchon permet d'établir
une conclusion objective. Compris ?
***
Bouchon synthétique
Les bouchons synthétiques sont de plus en plus utilisés.
Imitant l’aspect et la couleur du liège, considérés
comme plus performants, ils font les beaux jours d'une société
d’origine belge, Nomacorc, basée à Zebulon (en
Caroline du Sud, près de Raleigh). Leurs bouchons éliminent
le risque d'altération du goût du vin et d'émiettement
dans la bouteille. Autres avantages, le prix, de 8 à 9 cents
au lieu de 20 cents à 1,5 $ pour le liège ; et la
diminiution des plaintes clients. L'usine Nomacorc peut produire
500 millions d’unités / an et vend au Canada, en France,
en Suisse, aux USA et en Australie, ses plus gros marchés.
Les viticulteurs restent divisés : ne faut-il pas laisser
le vin embouteillé respirer légèrement ? Les
bouchons liège permettent à une petite quantité
d'air de passer, et les synthétiques sont absolument hermétiques,
comme les capsules à vis, ne permettant pas l’oxydation
du vin lors de la garde. Les synthétiques sont donc indiqués
pour les vins de consommation rapide où la garde a peu d'intérêt,
- Muscadet, Beaujolais nouveau, Gamay de Touraine, par ex. Devant
la difficulté croissante à obtenir du bon liège,
les synthétiques vont permettre de réserver la production
de liège pour les vins de garde. Quant à la capsule
à vis ou la Crown Cap, elle donne une image bon marché
au vin, ce qui ne reflète pas forcément la réalité.
Infos : www.robinwoodhouse.com/press.htm
et www.nomacorc.com
***
Un château à Bordeaux
Les règles d’appellation habituellement si tatillonnes,
laissent ouverte une grande brèche en Bordelais : un “château”
n'a pas nécessairement un bâtiment, mais simplement
la désignation d’un nom de propriété
ou d’une marque commerciale.
***
Le vin rouge protègerait-il de la maladie d'Alzheimer ?
La revue américaine "Neurology" a publié
début 2003 une étude danoise sur l'influence de la
consommation régulière de vin rouge sur la prévention
de certaines maladies de démence mentale, notamment celle
d'Alzheimer. Le vin rouge réduirait les risques de plus de
50%, tandis la bière doublerait les probabilités d'être
affecté. L'équipe scientifique de l'Institut de médecine
préventive au Kommunehospitalet de Copenhague a émis
l'hypothèse que les flavonoïdes, - antioxydant naturel
présent en grande quantité dans le vin rouge -, pourraient
être à l'origine de l’effet bénéfique
sur ces maladies.
***
Moins de 1 ha
La plus petite AOC (Appellation d’Origine Contrôlée)
française est “ La Romanée ” en Bourgogne,
qui s’étend sur 84 ares et 52 centiares.
***
Pourquoi cacher ce sein car nous le savons boire !
La première coupe de Champagne aurait été
moulée sur le sein de Madame de Pompadour...
***
Qui l'eût “ cru ” ?
La rubrique vin du n° 56 (février 03) du magazine L'Optimum
contient deux articles sur le vin avec quelques tuyaux et adresses,
dont le Chablis “ l'or vert ” de Jean Boilot. A lire
également, la description par Sébastien Demorand du
vin d'André Ostertag, l'inimitable A360P 2000 du domaine
éponyme.
***
Les meilleurs Bordeaux du XXème siècle
- Rouge
***** : 1990, 1989, 1982, 1970, 1961, 1959, 1949, 1945, 1929, 1928,
1900
**** : 2000, 1998, 1996, 1995, 1988, 1986, 1985, 1978, 1966, 1955,
1953, 1947, 1920, 1921, 1904
- Blanc liquoreux
***** : 2001, 1996, 1990, 1989, 1975, 1967, 1959, 1955, 1947, 1937,
1929, 1921, 1906
**** : 1997, 1995, 1988, 1986, 1983, 1976, 1971, 1962, 1953, 1949,
1945, 1934, 1928, 1900
- Blanc sec
***** : 1985, 1983, 1945
**** : 1994, 1990, 1988, 1987, 1978, 1962, 1959, 1955, 1949, 1947,
1934, 1929, 1921, 1904
***
Filtrer ou non ?
L'absence de filtration devient un argument commercial. Mais ne
pas filtrer un vin rouge comporte des risques pour sa qualité
et son vieillissement. Après le “vieilli en fût
de chêne”, les “vieilles vignes” et la “réserve
spéciale”, le naturel entre dans le langage des marketers,
qui apposent des contre-étiquettes techniques justifiant
la turbidité du vin ou la présence de dépôt.
Le dépôt est dû à des bactéries
et des levures qui ne demandent qu'une rupture de la chaîne
du froid (+ 18°) pour redémarrer leur activité,
et transformer le vin en produit perlant ou graisseux. La filtration
élimine les micro-organismes indésirables, sans pour
cela toucher à la matière ou à la couleur du
vin. Sous contrôle rigoureux lors de l'élaboration
du vin, il est certes possible de mettre en bouteille sans collage
ou filtration. Filtré ou non filtré, la qualité
du vin dépend surtout de la température de conservation.
Un vin non filtré conservé à 18° pendant
quelques mois favorise une évolution micro-biologique révèlant
la présence de Brettanomyces, une levure identifiée
comme responsable des altérations aromatiques des vins :
goût de cuir, de gouache, d’écurie. Ouvrons donc
grand nos narines en dégustant les vins non filtrés
(Enquête de Christophe Tupinier in Bourgogne Aujourd’hui
en 01/03).
***
Ah, le bon pape !
Le Châteauneuf-du-Pape était à l’origine
produit dans le clos planté par Innocent IV au XIVème
siècle, à l’intérieur même du Palais
des Papes.
***
Quiz en 10 points
1. Des 5 sens, quel est le moins important pour évaluer
le vin ? C’est l'ouie.
2. Dans l'hémisphère nord, quelle est la chronologie
de ces 4 étapes : floraison, véraison, débourrement,
nouaison ?
1) le débourrement, 2) la floraison, 3) la nouaison, 4) la
véraison.
3. En face de chaque nom de raisin, donnez sa couleur : Chardonnay
? Blanc – Syrah ? Rouge – Roussanne ? Blanc –
Bourboulenc ? Blanc – Carmenère ? Rouge – Tannat
? Rouge – Pineau de la Loire ? Blanc – Merlot ? Rouge
4. Les vins blancs sont élaborés exclusivement
à partir de raisins blancs. Faux : en Champagne on élabore
des vins blancs à partir de raisins rouges.
5. Le pressurage se fait après la fermentation alcoolique
dans l'élaboration d'un vin blanc : faux, elle intervient
avant.
6. La formule sucre + levures = alcool + CO2 est-elle correcte
? Oui.
7. Les tanins se trouvent dans la pulpe du raisin : faux
! Ils résident dans les pépins, les peaux et les rafles.
La durée des macérations détermine la teneur
des vins rouges en tanins.
8. Dans la réglementation de la production des AOC,
la dégustation des vins est obligatoire : c’est vrai,
depuis 1972.
9. Tous les vins rosés doivent être élaborés
à partir de raisins rouges : faux. Le Champagne rosé
peut être issu d'un assemblage de blanc et de rouge. Quant
aux “ vins gris ”, ils sont issus de cépages
rosés (gris).
10. Quelques noms synonymes de cépages célèbres,
connus ou inconnus :
- Cabernet Sauvignon : Bidure, Marchoupet, Petite
Vidure, Bordeaux (Roumanie), Burdéos Tinto (Espagne), Kabernet
Sovinjon, Lafite (Russie, Bulgarie), Petit Cabernet (Maroc) ;
- Cabernet Franc : Bouchet (Bordeaux rive droite),
Bouchy (Madiran), Breton (Loire), Acheria, Grosse Vidure, Noir dur,
Sable rouge, Messanges rouges, Trouchet noir, Véronnais,
Cabernet (Autriche), Kaberne Frank (Croatie, Slovénie) ;
NB. Au contraire du sauvignon, du chardonnay et du pinot noir,
difficilement identifiables par leur origine, les cabernets - malgré
leur diversité de provenance, les différentes incidences
climatiques et géologiques -, sont plus aisément reconnaissables
à leur caractère aromatique - violette, réglisse,
cassis, framboise -, et à leur structure acide et tannique.
- Chenin : Pineau de la Loire, Vaalblaar Stein ou Steen (Afrique
du Sud), cruchenet, rougelin ;
- Broque (cépage blanc commun sur l’AOVDQS Tursan)
: Bordelais blanc ou petit bordelais, escripet, muscadelle de Nantes,
sable blanc.
***
Champagne : les très grands contenants
Salomon : 18 litres soit 24 bouteilles.
Primat : 27 litres, soit 36 b
Melchisedech : 30 litres, soit 40 b
***
Méthode champenoise britannique
Les Britanniques ont annoncé en grande pompe que c'était
“ un des leurs ” qui avait, quelques années avant
Dom Pérignon, présenté la méthode champenoise
à l'Académie des Sciences. Relativisons. Les moines
de l'abbaye Saint-Hilaire à Limoux avaient découvert
dès le XVIè siècle la fermentation en bouteilles,
base de la méthode champenoise.
***
Faits et chiffres en bordelais : pourquoi faire simple ?
- 113 000 ha d’Appelation d’Origine Contrôlée
(AOC)
- 57 appellations
- 8000 châteaux
- 3 étiquettes possibles par château, par exemple :
Château Latour, Les Forts de Latour et Pauillac
de Latour
- 17 000 noms et étiquettes
- Appellations : Crus Classés, Crus Bourgeois, 2èmes
vins, Crus Artisans, Crus Paysans, Appellations Régionales
et Génériques, vins de marque
- 3% (les CC de 1855 et les CB) de la production font la réputation
de la totalité de Bordeaux, vendus en moyenne 10 fois plus
cher que les Bordeaux et Bordeaux Supérieurs (54 % de l’ensemble)
- Marque française record : Mouton Cadet, avec 15
millions de cols en 2000
- Autres marques : Malesan, 8 millions de cols rien qu'en
France, Premius (Yvon Mau), n°1 (Dourthe), Michel
Lynch, Ginestet, Collection Privée (Cordier-Mestrezat).
***
Alors, ces vins de marque ?
Sur 100 bouteilles de Bordeaux vendues il y a 6 ans, 65 étaient
de château et 35 de marque. En 2003 cette proportion est inversée
: les 400 vins de marque représentent 100 millions de cols
vendus dans le monde en 2000. Le Ministère de l'Agriculture
se demande si on doit les développer pour affronter la concurrence
des vins d’Australie, de Californie ou du Chili, sans oublier
ceux d’Espagne, d’Italie et bientôt des pays de
l'Est.
***
Fooding
‘Fooding’, contraction de food et de feeling. Le consommateur
est seul maître à table, loin du diktat des chefs étoilés.
Selon le critique gastronomique Gilles Pudlowski, cette stratégie
de communication peut faire mieux apprécier la cuisine française.
Reste à inventer le 'wining'.
Infos sur www.le-fooding.com
***
Les trois cultures du vin dans le monde
Il y aurait trois cultures du vin distinctes sur le globe aujourd’hui
(selon JN Kapferer) :
- celle du terroir, fondée sur l’imaginaire du sol,
légitimitée par la tradition vinicole millénaire
du bassin méditerranéen et qui prédomine dans
les pays latins ;
- celle de la marque, provenant essentiellement des Etats-Unis,
où image et notoriété sont garantes de qualité
;
- celle de la pureté, propre aux pays scandinaves où
domine l’idée de distillation, synonyme de purification
(la vodka peut être distillée 3 fois).
Avec la globalisation, ces cultures ont tendance à s’interpénétrer.
***
Russki
Sites utiles pour comprendre la vodka, le caviar, le veau Orloff
:
- www.vodkaphiles.com/history1.cfm
:en anglais
- www.petrossian.fr/site/produits/caviars/caviar.htm
: un des meilleurs fournisseurs de la planète. Se méfier
des contrefaçons…russes.
- www.anzwers.org/free/cuisinepapy/294.htm
***
Vin médecin
Les vins médecins étaient dans la première
partie du XXème sièclele, les vins d’Algérie
qui venaient colorer et “fortifier” les vins du Languedoc,
dont les rendements étaient alors excessifs et la production
de qualité insuffisante.
***
Le lait peut s’avérer irremplaçable
C’est l'histoire d’un vieux monsieur juif à
Booklyn, atteint d’une maladie inguérissable sans espoir
de rémission. A l'article de la mort, son médecin
lui prescrit à tout hasard la seule médication qui
pourrait peut-être le sauver in extremis : boire (au sein)
le lait d'une jeune mère. On en trouve une dans son quartier,
et elle finit par accepter. Le traitement se déroule pendant
six mois, sans histoire. A la fin de l'allaitement, le vieux monsieur
est guéri. Au moment de le quitter, la jeune femme lui demande
: "Vous faudrait-il encore quelque chose?" Le vieux monsieur
hoche la tête à plusieurs reprises et lui répond
: "a cookie maybe?" ("peut-être un petit biscuit
? ").
***
“ Oenolabelophile ” ou “ oenographile ”
?
Les deux mots qualifient des collectionneurs d'étiquettes
de vins. On peut éventuellement dire “ oenosémiophile
”. Ne pas confondre avec “ odolabelophile ” (étiquettes
de parfums), “ cervalabelophile ” (de bière),
“ ethylabelophile ” (d'alcool) ou “ aqualabelophile
” (d’eau !).
D’après la presse
et la “ Semaine de Jean-Michel Deluc ” ( ChateauOnLine)
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